Slow-fashion, ou comment mieux consommer

Si vous êtes arrivés jusqu’ici, c’est que vous aimez les vêtements. Si vous aimez les vêtements, c’est que vous êtes un acheteur… Compulsif ou non, on vous comprend et on ne vous jette pas la pierre, I promise. Qui sommes-nous pour juger ? Quoi qu’il en soit, vous consommez des vêtements mais la vraie question est : comment les consommez-vous ? Depuis quelque temps, on entend beaucoup parler de slow-fashion, un concept qui se construit en totale opposition à la fast-fashion, qui elle caractérise la surconsommation de vêtements par un renouvellement quasi permanent des collections. Avant notre ère, on parlait de collections printemps/été et automne/hiver : quatre saisons, deux duos, deux collections. Aujourd’hui, on a toujours quatre saisons sur le calendrier, deux duos, 15 000 collections par duo. Chacun pour soi et en avant les collections multi-mensuelles. Show must go on.

Fast and dangerous ?  

A première vue, présenter plusieurs collections par mois est un concept alléchant. Plus de collections, c’est plus de vêtements, c’est plus de choix, c’est plus de mode. What a chance ! Seulement, le soucis avec la fast-fashion est qu’elle ne semble pas être très respectueuse de la planète, des matières et des consommateurs. Et d’ailleurs ça, on en parle ici. En augmentant le rythme de production, les marques sont obligées de se rabattre sur des matières peu chères, de qualité moindre, et emploient des méthodes de production peu catholiques. Aussi, plus de produits à vendre c’est également plus de communication et de marketing ciblé à notre égard : autrement dit, plus de tentations. Résultat : toutes les semaines, on se retrouve à faire des achats (compulsifs ?) Grâce à notre boite mail et notre téléphone remplient de bons plans. I have clothes but i don’t have outfits, you feel me ? Mais au bout du compte, quel impact la fast-fashion a sur notre vie ? Est-ce que chaque achat en apparence banal ne cacherait pas une petite addiction ? Selon certaines études, on estime à quasiment 2% le pourcentage de la population atteinte d’oniomanie, beaucoup plus connue sous le nom de trouble lié à l'achat compulsif. Et 2% de la population mondiale - qui compte environ 7 794 799 000 de personnes - c’est beaucoup. Alors bien sûr, on ne dit pas que la fast-fashion est la seule coupable de ce délit car de nombreux paramètres entrent en compte, comme notamment nos propres tensions et angoisses internes. Mais on peut dire sans douter qu’elle y participe activement. En achetant compulsivement quelque chose, on tente de créer une émotion positive pour compenser une émotion négative sous-jacente. Et en proposant toujours plus pour toujours moins cher, l’industrie de la fast-fashion semble alimenter et même encourager nos achats compulsifs en nous sollicitant constamment par mail, par sms, via les réseaux, etc. Un vêtement n’est plus un vêtement mais un objet à forte valeur affective et symbolique. On entre alors dans un cercle vicieux et la mode devient une contrainte plus qu’un plaisir.  What the hell is going on ?

De la slow-life à la slow-fashion

Chez Homère, on est convaincu que la clef du succès pour contrer tout cela c’est de ralentir. Ralentir, prendre le temps de savoir comment on va, comment on fera pour aller mieux et finalement, changer nos habitudes pour casser nos codes. Pour se recentrer sur soi et faire le point, on peut toujours adopter la digital détox : ça limite déjà un bon nombre de tentations inopinées. What a relief. On peut également demander une aide extérieure si on ressent le besoin de faire le point sur nos désordres personnels. Do what’s best for you. Et concernant nos habitudes de consommation avec nos vêtements fétiches, pour ça on a la solution obviously : on s’est intéressé à la slow-fashion, qui fait définitivement partie de la slow-life à notre sens. Consommer oui, mais raisonnablement, tant pour notre moral que pour la planète. L’industrie du textile se réinvente petit à petit grâce à l'émergence de nouveaux acteurs qui prônent un mode de vie et une consommation engagée et respectueuse. Assimilé à la mode durable, la mode éthique ou encore la mode responsable, le concept de slow-fashion invite à la sobriété : less is more. Avant on achetait et on changeait toutes les semaines, maintenant on achète et on se demande à qui on va léguer chacune de nos pièces tellement elles sont durables. On achète moins mais mieux. On redonne de la valeur au vêtement et de ce fait, à nous aussi par la même occasion. On ne comble pas des désirs mais des besoins, on se porte une réelle attention et on porte également une réelle attention à la planète grâce à des matières, des conditions de fabrication et des lieux de production responsables. La transparence et l’écologie sont au cœur du processus. La démarche des entreprises qui font partie de ce mouvement est tout simplement humaine et respectueuse. Et ça, on adore.

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